GAUCHE DES LUTTES A CRETEIL NPA
Mardi 1 décembre 2009 2 01 12 2009 18:19
contiiii

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 12 2009 18:11

La République selon SFR :

une liberté syndicale sous surveillance idéologique patronale ?

 

 

Pour la première fois en France, un employeur a osé, le 30 novembre, prendre en otage les « valeurs républicaines » pour s'attaquer à la liberté syndicale et tenter d'instituer sous une forme privatisée un véritable délit d'opinion.

 

L'opérateur téléphonique SFR a en effet demandé au tribunal d'instance de Longjumeau de déclarer non représentatif le syndicat SUD au motif que ce dernier ne respecterait pas les « valeurs républicaines » dès lors que, déclarant se placer « dans la perspective du socialisme autogestionnaire », il « remet en cause le droit de propriété et la liberté d'entreprendre ».

 

On apprend ainsi que tout citoyen, et notamment tout travailleur, qui souhaiterait par exemple la nationalisation des entreprises s'engraissant sur le démantèlement du service public des télécommunications enfreindrait, aux yeux de la société SFR, des « valeurs républicaines » qui semblent se confondre avec la défense des intérêts patronaux. L'« identité nationale » prend décidément des contours de plus en plus révélateurs.

 

On trouve sur le site de la société SFR la proclamation publicitaire suivante : « Par son engagement auprès de ses clients et ses objectifs d’excellence en matière de développement durable et de responsabilité sociale, SFR investit dans la durée. » Si l'engagement auprès des clients inclut la transparence, il conviendrait sans doute que le message soit complété de l'indication que les syndicalistes et autres « socialistes autogestionnaires », en tant qu'adversaires des « valeurs républicaines », n'y sont pas les bienvenus. « Responsabilité sociale » oblige...

 

La Ligue des droits de l'Homme rappelle qu'au premier rang des « valeurs républicaines » figure la liberté syndicale protégée par la Constitution de la République et qu'en vertu de cette liberté la définition des principes et des valeurs que défend une organisation syndicale relève de ses adhérents et non de la volonté des employeurs.


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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 20:39

Préséance et influence sont de sortie lorsque la femme du ministre de l’Intérieur fait ses emplettes dans les boutiques chic sans s’embarrasser d’une courtoisie excessive.

Dans la famille Hortefeux, Brice est branché flic, madame pendue au chic. Si le ministre de l’Intérieur aime exhiber face caméra les vertus de l’homme bleu, Valérie Hortefeux préfère écluser les soldes privés des magasins de luxe. On la comprend, d’autant que le mois de novembre est le rendez-vous des coquettes en soif d’élégance à moindre frais. A ce sport, Mme Hortefeux est une médaillée olympique. Quitte à ne pas toujours respecter les règles d’éthique pour emporter la fourrure prisée.

La préséance selon Valérie

Début novembre, la belle débarque avec voiture officielle chez Dior pour refaire sa garde robe. Elle tombe alors sur le manteau qui lui fera passer l’hiver en toute tranquillité.

Malchance, une rivale met prestement la main dessus. S’ensuit un crêpage de chignon de cour de récré dont dame Hortefeux, pendant que l’autre couine, menace de ses hauts talons : "vous entendrez parler de moi". Farouche, l’adversaire résiste, tient le front, passe à la caisse avant que le directeur du magasin en personne n’intervienne pour gronder l’anonyme et remettre le vêtement convoité à madame la marquise.

Flic, c’est chic - JPG - 30.1 ko
Flic, c’est chic
Dessin de Barou

Fière d’allure et confirmée dans ses droits inaliénables de femme de ministre, Valérie Hortefeux réédite le coup le 5 novembre chez Dior Joaillerie. Voiture officielle, accueil en grandes pompes, file d’attente coupée de bourgeoises médusées. Et hop le tour est joué. Quand on est la femme du premier flic de France, pas besoin de ses papiers. Une simple carte de visite suffit avec écrit dessus : Valérie Hortefeux.

Bakchich.info

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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 20:38
retention2

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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 20:36
broadway

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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 20:31

Obama, Sarko le climat & les bonimenteurs

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Les gros pollueurs n’apporteront pas de solutions à l’urgence climatique.

À quelques jours de l’ouverture du sommet international de Copenhague, le 7 décembre, les services de communication gouvernementaux et les médias dominants mettent en scène une confrontation aiguë opposant d’un côté Obama et Hu Jintao, de l’autre Sarkozy et Lula.

Si les grandes puissances, et donc les plus gros pollueurs, peuvent mener des politiques qui correspondent à leurs intérêts nationaux, aux rythmes et aux rapports de forces dans leurs États respectifs, de là à dessiner un pôle vertueux autour de la France, donc de l’Union européenne, et du Brésil, c’est aller un peu vite en besogne. Et c’est oublier que le paquet climat-énergie de l’Union européenne a fixé en 2008 des objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) inférieurs aux préconisations du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), et que l’UE donne la priorité aux mécanismes marchands qui ont pourtant montré leur inefficacité.

Avant donc de présenter un conflit entre puissances, il faut rappeler qu’il existe désormais un large accord pour que le sommet de Copenhague n’accouche d’aucun accord contraignant les États à respecter des quantités précises de réduction de GES. Tout au plus, une déclaration politique commune permettra aux chefs d’État de noyer le poisson et de repousser encore d’un an d’éventuelles décisions plus précises. Mais dans un an, seront-ils à même de mener des politiques plus ambitieuses alors qu’aura peut-être été adoptée par le Sénat américain une loi dont les objectifs sont ridiculement bas : 17 % de réduction d’émissions de GES en 2020, ce qui est inférieur à ce à quoi les États-Unis auraient dû parvenir en 2012, s’ils avaient ratifié le protocole de Kyoto.
Une étude récente résume les impasses des projets en cours : si les objectifs états-uniens et européens servaient de base à un accord international, la température augmenterait de 3,3 à 4,9°C en 2100, bien au-dessus des 2°C au-delà desquels les risques deviennent majeurs.

Les discours écologistes et quasi tiers-mondistes de Sarkozy ne doivent aveugler personne. Il propose que les fonds d’adaptation aux pays du Sud pour faire face au dérèglement climatique s’élèvent à 450 milliards d’euros sur vingt ans, soit 22,5 milliards par an. Or selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il faudrait 86 milliards de dollars annuels. On est aujourd’hui loin du compte avec les propositions du gouvernement français, d’autant que l’épineuse question de la gestion de ces fonds reste posée, le FMI et la Banque mondiale se portant volontaires.

Il reste à montrer que les peuples ne sont pas dupes. Que des solutions existent pour sauver le climat et assurer la justice sociale à l’échelle planétaire. Que cela ne viendra pas d’un accord entre puissants, mais de vastes mobilisations populaires, associant divers secteurs des sociétés, au Nord comme au Sud.

Le sommet alternatif de Copenhague et la manifestation internationale du 12 décembre doivent être un premier pas en ce sens.
Vincent Gay


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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 20:30

Assez de provocations ! Régularisation de tous les sans-papiers !

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Après Besson et Hortefeux, c’est au tour de Xavier Darcos, en bon petit soldat du sarkozysme, de venir nous jouer sa partition anti-immigrés.

Xavier Darcos, ministre du Travail, «menace» de fermeture administrative les entreprises qui font appel à des travailleurs sans papiers. Une telle décision, si elle était sérieusement envisagée, aurait pour effet de paralyser une grande partie de l’économie et la fermeture immédiate de centaines d’entreprises du BTP, du nettoiement ou de la restauration. Qui peut croire un instant que ce gouvernement au service des patrons veuille prendre des mesures pour faire respecter les droits des salariés et lutter contre le travail au noir? Qui peut croire un instant que ceux-là mêmes qui organisent le dumping social, les délocalisations, la mise en compétition entre salariés, les heures supplémentaires non payées, en fin de compte la baisse générale du «coût de la force de travail» voudraient tout à coup rétablir des règles sociales qu’ils s’évertuent depuis toujours à mettre en cause pour protéger et accroitre leurs profits?

La déclaration du ministre du Travail, suivie de quelques heures par celle d’Éric Besson, annonçant une circulaire permettant la régularisation de tout au plus 1000 travailleurs sans papiers, sont une seule et même opération, parfaitement dans la continuité du fumeux débat sur l’identité nationale. Alors que des régions entières sont touchées de plein fouet par les effets de la crise, que les plans de licenciements pleuvent et que la casse des services publics rencontre une hostilité croissante dans la population, la droite à recours à la bonne vieille recette du bouc émissaire en s’en prenant aux immigrés.

Dans un tel contexte, la grève des travailleurs sans papiers est un exemple pour tous. Depuis sept semaines, ils luttent avec courage et détermination pour imposer leurs droits, en dépit des provocations patronales et policières, et du quasi mutisme des médias. L’existence de comités de soutien, d’un cadre unitaire et de réunions hebdomadaires des délégués, des piquets de grève ont permis d’organiser efficacement la solidarité. La mobilisation ne faiblit pas et le nombre des grévistes s’élève à plus de 5200.

Pour autant, le gouvernement, après avoir concédé quelques avancées sur les conditions de régularisation des intérimaires et des agents de sécurité, vient de décider unilatéralement de rompre les négociations et de s’en tenir à une circulaire qui ne concernerait qu’un millier de salariés. Il s’agit là d’une véritable provocation, à l’encontre des grévistes, mais également des organisations, partis et syndicats qui les soutiennent. C’est, au-delà des travailleurs sans papiers, l’ensemble du mouvement ouvrier qui est visé dans ces attaques.

Face à l’intransigeance du patronat et du gouvernement, il est urgent de renforcer la lutte en lui donnant les moyens de s’étendre et de renforcer les liens avec la population. Une grande initiative centrale s’impose aujourd’hui pour donner plus de visibilité au mouvement et pour que les grévistes se rencontrent, comme cela avait été le cas à l’occasion des deux meetings organisés lors de la grève des travailleurs sans papiers de l’an passé.

Enfin, il est temps d’organiser la convergence des différents fronts de lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers. Les combats menés par RESF pour les droits des enfants et des familles, celui des collectifs regroupés au sein du ministère pour la Régularisation de tous les sans papiers, comme celui des grévistes d’Ile-de-France se rejoignent.

L’appel de l’UCIJ à manifester, dimanche 29 novembre à Paris, va dans ce sens. Il permettra à toutes celles et tous ceux qui en ont marre des contrôles au faciès, de la xénophobie et du racisme d’État, des centres de rétentions et de la traque aux sans-papiers, de se retrouver aux côtés des grévistes. Il est temps que la peur change de camp!

Alain Pojolat

Ucij: "Uni(e)s contre l’immigration jetable" est un collectif unitaire qui regroupe plus de 70 associations, partis et syndicats.


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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 20:25
Bisphénol : pas œstrogène dans les biberons samedi 28 novembre 2009 1609_image.jpg Crédit Photo: Photothèque Rouge/Babar Malgré sa dangerosité, le bisphénol est toujours utilisé dans les produits pour enfants. Le bisphénol A est un œstrogène de synthèse. Depuis les années 1950, il est utilisé pour durcir le polycarbonate. Il est si couramment utilisé que 98% des américains en ont dans les urines, mais aussi dans le sang du cordon ombilical, le liquide amniotique. Il est classé «reprotoxique niveau 3», c'est à dire toxique pour la reproduction, par l’Union européenne. Il est pourtant utilisé dans les vernis intérieurs des boîtes de conserve, certains emballages alimentaires, les fontaines à eau, et aussi dans les biberons. Mais l'usure, le brossage, et surtout le chauffage libèrent dans le lait des nourrissons de grandes quantités de bisphénol. Des études de plus en plus nombreuses montrent que cet œstrogène de synthèse, un perturbateur endocrinien donc, favorise les cancers du sein et de la prostate, la baisse de la production des spermatozoïdes, les problèmes d’attention et d'agressivité chez les enfants, l’obésité, le diabète, les problèmes thyroïdiens. Il participe très probablement à la montée très préoccupante des cancers hormono-dépendants, seins, prostate, à laquelle nos sociétés font face. Le 18 octobre 2008, sous la pression des organisations de consommateurs, le Canada interdit le bisphénol dans les biberons, assiettes et bols pour enfants. À l'opposé de ce principe de précaution, en 2006, l'autorité européenne de sécurité des aliments, l'Efsa, remonte les doses journalières admissibles de 10 à 50 microgrammes par kilo de poids corporel et par jour. Pourtant de nombreuses études ont montré des effets néfastes pour des doses très inférieures. Et surtout, on sait maintenant que pour les perturbateurs endocriniens, notamment chez le nourrisson en pleine différenciation sexuelle, à doses extrêmement faibles, les variations de doses comptent parfois autant que les doses elles-mêmes. Le débat fait rage. En 2005, 90% des études financées sur fonds publics retrouvent des effets néfastes. 0% de celles financées sur fonds privés! Une remarque qui n'est pas anodine, quand on sait que de nombreux experts de l'Efsa ont travaillé ou sont financés par l'industrie agroalimentaire. Pas d'autre solution que d'interdire le bisphénol alimentaire, notamment pour les plus petits. En France, au nom du principe de précaution, souvent à l'initiative d'élus verts, comme à Paris, Clermont ou Nantes ou du NPA, comme à Canteleu, des conseils municipaux prennent position contre le bisphénol dans les biberons. Interdiction des biberons au bisphénol dans les crèches, information aux parents dans les journaux municipaux, distribution de biberons en verre incassable, donc sans bisphénol, aux nouveaux parents. Il y a quinze jours, sous la pression du Réseau environnement santé, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui avait elle aussi conclu à l’absence de risques du bisphénol, accepte de revoir le dossier. Une bataille qui doit d’abord nous faire avancer vite vers l’interdiction du bisphénol dans tous les biberons, jouets et produits alimentaires pour enfants. Frank Cantaloup

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Samedi 14 novembre 2009 6 14 11 2009 19:32
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 11 2009 19:31
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