GAUCHE DES LUTTES A CRETEIL NPA
Samedi 14 novembre 2009
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Jeudi 12 novembre 2009

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Jeudi 12 novembre 2009

NPArguments : Egalité pour les handicapés !

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La conception capitaliste du social revient à tirer un maximum de profit par la mise en concurrence des travailleurs des structures pour un coût moindre. La politique du handicap, mise en œuvre actuellement, n’échappe pas à cette règle. Mais il ne faudrait pas croire qu’un gouvernement social-démocrate aurait une autre vision. À travers ces articles et les thèmes abordés, nous démontrons que pour répondre aux besoins sociaux des personnes handicapées, un autre système s’impose.

Le 10 juin 2008, lors de la conférence générale du handicap, Sarkozy veut mettre les personnes handicapées au travail. Mais quel type de travail va-t-on proposer quand on sait que 80 % des personnes handicapées ont un niveau BEP? Des stages et de la précarité pour grossir l’armée des travailleurs pauvres. Le gouvernement, avec l’aide del’Agefiph1, sous prétexte d’insertion professionnelle, desserre les contraintes et multiplie les dérogations pour que les employeurs atteignent plus facilement le quota des 6%: RSA – Sous-traitance EA-ESAT2.

La prétendue revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) de 25%, claironnée de toute part, n’est que de la poudre aux yeux quand on additionne les différentes franchises et taxations liées à l’accès aux soins. La réforme des structures médico-sociales inscrites dans la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) et le démantèlement de la convention collective 66 va fragiliser autant les travailleurs sociaux que les personnes handicapées (surtout celles qui ont un handicap lourd) accueillies en établissement spécialisé.

De même l’Éducation nationale s’aperçoit qu’elle n’est pas capable d’assurer l’accompagnement scolaire des élèves handicapés et transfère la gestion des auxiliaires de vie scolaire aux associations.

Et quoi de plus révoltant que cette double discrimination d’être femme et handicapée, de tous ces hommes et femmes victimes de guerres de conflits impérialistes qui allongeront la longue liste des dommages collatéraux, de ces sans-papiers qui, fruit de l’exploitation, ont un accident de travail et se retrouvent dans les rues en errance.

Il est temps, il est urgent tous ensemble, personnes handicapées et valides, de construire une autre société.

1. Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées

2. Entreprise adaptée - Établissement et Service d'aide par le travail

Des ressources en dessous du seuil de pauvreté

Xavier Darcos et Nadine Morano, ministres chargés de la politique handicap de Sarkozy, viennent d’adresser aux 824 000 bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH) un courrier (un million d’euros dont 225 000 de frais d’envois) pour rappeler que Sarkozy s’est engagé à augmenter l’AAH de 25 % sur cinq ans et que les critères d’attribution vont changer en 2010. Le gouvernement ne barguigne pas quand il s’agit de faire de la «com».

La réalité c’est que l’AAH à taux plein (681,63 euros aujourd’hui) atteindra à peine 800 euros en 2012. En retenant le critère de l’«employabilité», le gouvernement vise à faire sortir du dispositif actuel un maximum d’handicapés, les contraindre au travail précaire ou au travail protégé et du coup réduire les budgets qui y sont consacrés (5,8 milliards d’euros en 2009).

Les salariés qui se sont retrouvés handicapés à cause de la dégradation toujours plus brutale des conditions de travail ou victimes de maladies invalidantes, n’ont pas eu droit, eux, à la lettre ministérielle. Peut-être que la misérable augmentation en 2009 des rentes accidents du travail et maladies professionnelles et des pensions d’invalidité ne faisait pas trop «com»?

Pour les handicapés c’est toujours la double peine: le handicap plus la pauvreté.

Femmes handicapées : une double oppression

Les femmes handicapées sont victimes d'une double oppression qu'on retrouve dans tous les domaines de leur vie. Les filles handicapées sont plus souvent orientées vers les établissements spécialisés que les garçons handicapés, ce qui freine leur vie sociale.

Elles ont moins souvent un emploi que les hommes (36 % des hommes handicapés travaillent contre 25 % de femmes handicapées) et lorsqu'elles en ont un, c'est un travail précaire, souvent à temps partiel ; certains employeurs ne voient alors pas l'intérêt de mettre en place les aménagements de poste nécessaires, par conséquent elles sont souvent en souffrance au travail.

D'autre part, le montant de l'AAH étant déterminé par rapport au salaire du conjoint, cela n'arrange rien pour l'indépendance financière des femmes handicapées.

Dans le domaine de la vie privée, la sexualité et le désir de maternité des femmes handicapées sont niés, la plupart des services médicaux et des antennes du Planning familial sont inaccessibles.

On le voit bien, les spécificités liées au handicap doivent être prises en compte dans la lutte plus globale contre l'oppression des femmes.

Le handicap de l'école

Aujourd'hui, même si la scolarisation des enfants en situation de handicap va bon train, il n'en va pas de même avec la qualité de l'enseignement fourni, malgré le dévouement des enseignants.

Pour le ministère de l'Éducation nationale, la qualité de cet enseignement reste secondaire : il faut du chiffre. Ainsi, il claironne des créations de postes d'accompagnants (AVS) mais pour ne pas être obligé de les titulariser comme le veut la loi, le ministère met fin à tous les contrats arrivés au terme de six ans et propose aux associations qui crient au gâchis de compétences de reprendre elles-mêmes ces AVS contre une subvention de l'État. Seulement voilà, la subvention s'avère bien insuffisante au regard des associations signataires pour pouvoir remplir les missions d'accompagnement des enfants handicapés scolarisés dont se désengage l'État.

Dans le même temps, le recrutement par contrats aidés des AVS s'est développé dans les inspections académiques, pour de simples raisons de budget. Les enfants en situation de handicap perdent donc progressivement leur accompagnant formé et parfois spécialisé pour de nouveaux accompagnants non formés et dont le contrat à faible quotité horaire, rémunéré au plus bas, décourage de l'investissement que demande ce type de poste.

Travail protégé: du paternalisme à l’exploitation

La loi du 11 février 2005 a changé la donne dans le secteur du travail protégé de manière purement formelle. L’entreprise adaptée (EA) devient une structure du secteur concurrentiel, tandis que les ESAT (ex : CAT1) restent dans la sphère des structures médico-sociales.

Les EA (ex : atelier protégé) sont soumis à des donneurs d’ordre répondant à des critères de profitabilité, avec toutes les pressions sur les travailleurs que l’on peut connaître dans une entreprise normale. La situation dans les ESAT relève encore plus de l’exploitation: les travailleurs ne sont pas des salariés mais des usagers, certains ESAT travaillent encore 39 heures par semaine, avec une période d’essai de six mois renouvelable, et des droits syndicaux interdits.

Que ces structures soient gérées par des associations ou par des sociétés commerciales, avec un salaire équivalent ou supérieur au Smic, la spécificité du handicap est rarement prise en compte. En revanche, la rentabilité pour les EA et le taux à l’activité pour les ESAT sont bien réels. Et que dire des centres de distribution de travail à domicile (CDTD) où le travail à la tâche répond à une logique du 19ème siècle...

Il existe une vraie guerre entre les EA et les ESAT mettant en concurrence les travailleurs. Les premières, touchant moins de subventions de l’État, sont obligées de gonfler leur prix. Quant aux seconds, ils peuvent prendre tous les travaux pour une «bouchée de pain».

1. Centre d'aide par le travail

Augmentation du forfait hospitalier

C’est acté. Le forfait hospitalier passe de 18 à 20 euros, va rendre encore plus fragile l’accès aux soins pour les personnes handicapées. Quid des personnes qui ont les ressources les plus faibles? Les 824000 personnes qui touchent l’AAH, montant en-dessous du seuil de pauvreté, n’ont pas droit à la CMU complémentaire. L’allocataire de l’AAH doit ainsi payer le forfait hospitalier les 60 premiers jours d'hospitalisation.

Ce gouvernement néo-libéral multiplie les restrictions : projet de fiscalisation des indemnités d’accident du travail, déremboursement des médicaments, franchises médicales, plafonnement et taxation des transports sanitaires touchent encore plus durement les personnes handicapées.

Voulons-nous de cette politique de la santé, qui au nom de la prétendue préservation du système, abandonne au secteur privé des pans entiers du surcoût sanitaire lié au handicap ? Cela ajoute de l’exclusion à l’exclusion. De l’appareillage au service à la personne, c’est le secteur privé et ses critères qui tirent profit de cette politique en sacrifiant la santé des personnes handicapées. La loi HPST qui vient d’être votée, réorganise les structures médico-sociales et réduit la santé des personnes handicapées à des chiffres, car le premier critère pour l’autorisation de l’enveloppe budgétaire décidée par lesagences régionales de santé (ARS) est l’efficience financière.

Les revendications du NPA

- Respect des quotas dans le public et dans le privé pour satisfaire aux 6 % de l’obligation d’emploi.

- Pas de salaire en dessous de 1500 euros net pour tous les travailleurs du secteur ordinaire ou du secteur protégé.

- Maintien dans l’emploi des salariés du secteur ordinaire se retrouvant en invalidité.

- Non aux restructurations dans les EA et ESAT. Reconnaissance du statut de salariés aux travailleurs des ESAT.

- Pas de revenus à moins de 1500 euros net. Hausse immédiate de 300 euros des minimas sociaux, dont l’AAH, et les pensions d’invalidité.

- Le droit à l'éducation, pas seulement à la scolarisation, la titularisation des accompagnants (AVS) par le ministère de l'Éducation nationale, le maintien et le développement de l’action des Rased1.

- Gratuité de tous les frais de santé et d’appareillage, suppression des franchises médicales. Contre la privatisation du médico-social, pour le rattachement au service public des structures médico-sociales du privé et du privé non lucratif (foyers de vie, centres de rééducation…).

- Pour un service public d’aide à domicile géré au niveau des communes.

- Pour un service public du logement comprenant des appartements adaptés et des appartements thérapeutiques comme alternative aux foyers de vie.

1. Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté


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Jeudi 12 novembre 2009

Grippe A : vaccination forcée 

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Vaccination de masse ou vaccination ciblée des personnes fragilisées? La décision de vacciner toute la population française a été prise sous la pression d’experts financés à 100% par l’industrie de la vaccination.

Le groupe d’expertise et d‘information sur la grippe (GEIG), au budget de 400 millions d’euros, est financé jusqu’au dernier centime par cinq groupes de la vaccination. C’est son directeur scientifique, le professeur Lina, qui se tient aux côtés de Mme Bachelot lors de ses conférences de presse.

Alors que la santé subit l’austérité, le gouvernement a trouvé un milliard d’euros, payée pour moitié par la Sécu – donc nos cotisations, pour acheter, quatre fois leur prix, 90 millions de doses de vaccins. Des vaccins qui n’avaient pas encore d’autorisation de mise sur le marché, et qui n’ont quasiment pas été testés, malgré l'ajout d’adjuvants et de conservateurs. Alors que les labos jurent qu’il n’y a aucun problème avec leurs vaccins, ils ont quand même obtenu qu’en cas de complication vaccinale, ils n’aient pas un euro à débourser. C’est le fonds d’indemnisation des aléas thérapeutiques qui paiera!

Un scandale à un milliard d’euros qui doit d’autant plus être dénoncé que la mortalité de la grippe pandémique n’est guère supérieure à celle de la grippe saisonnière, alors qu’elle est plus contagieuse. À l’opposé des experts sous influence, la seule revue de formation médicale indépendante des laboratoires, la revue Prescrire, conseille de s’en tenir à une «vaccination ciblée pour les personnes à risque élevé de complications graves, ceux qui les entourent et qui les soignent». Différents vaccins sont sortis: virus entier ou fragmenté, avec ou sans adjuvant et conservateur.

En effet, les adeptes du «vacciner plus pour gagner plus» ont été confrontés à un problème: leur capacité de fabrication limitée. Alors, pour produire plus avec moins d’anti-gènes, ils ont rajouté dans leur vaccin (Focetria, Pandemrix) des adjuvants qui stimulent la réaction du système immunitaire, mais sont aussi accusés de favoriser des maladies auto-immunes. Ils ont également rajouté des conservateurs comme le thiomersal, un dérivé mercuriel dont la présence n’est plus recommandée dans les vaccins depuis 1998, à cause des risques neurotoxiques. Le Cevalpan utilise lui des virus entiers inactivés. Pourtant une vaccination aux USA avec ce type de vaccin, en 1976, a été arrêtée pour avoir causé une paralysie ascendante grave de type Guillain-Barré pour 100 000 vaccinations.

Pour la revue Prescrire, les vaccins fragmentés, sans adjuvants et sans thiomersal, comme le Panenza, ont le meilleur rapport-bénéfice risque, notamment pour les nourrissons et les femmes enceintes, quand ils sont jugés à risque. Ils se rapprochent le plus du vaccin de la grippe saisonnière, largement éprouvé, qui réduit de 50% les complications et de 80% la mortalité, parmi les populations ciblées.

Experts payés par les labos, vaccins peu testés, gouvernement qui choisit la vaccination de masse d’abord dans l’espoir d’éviter des arrêts de travail, quitte à faire courir des risques inutiles à l’ensemble de la population... le doute est semé. Seule 17% de la population souhaite être vaccinée. Et pas toujours celle qui en aurait besoin!

Frank Cantaloup

Plus d'infos : http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierGrippeA15oct.php


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Jeudi 12 novembre 2009

On bosse ici, on vit ici, on reste ici   !

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Depuis le 12 octobre, à l’initiative du collectif formé par la CGT, la CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa, RESF, la Cimade, la LDH, Femmes Égalité, Autre Monde, Droits Devant !!, un mouvement social sans précédent avec occupation de leur lieu de travail, de plus de 4 000 sans-papiers grévistes, dont de nombreux « travailleurs isolés » s’est développé. Il démontre que les sans-papiers sont résolus à défendre des droits qu’une économie mondialisée leur dénie.

L’exploitation d’une main-d’œuvre précarisée et fragilisée de sans-papiers est rendue possible par un gouvernement hypocrite et raciste, qui incite les patrons à transiger avec le droit du travail et à accuser l’immigration d’être à l’origine de la crise pour éviter d’en désigner les véritables responsables. Comme l’explique Gary Diabate, sans-papiers en lutte de Vitry-sur-Seine « Notre lutte concerne tous les travailleurs. Les droits des travailleurs français reculent aussi, grâce à la pression vers le bas qu*fexerce l*fembauche de sans-papiers. Les sans-papiers n*font pas de salaire minimum. Cela aide les patrons pour baisser les salaires des Français ».

Malgré la pression policière sur les sites en grève, les tentatives d’expulsion et d’intimidation, leur détermination reste intacte. Le gouvernement fait tout pour affaiblir et diviser le mouvement. Il a violemment réprimé un syndicaliste CNT Porte-de-Charenton. Il a expulsé les sans-papiers qui occupaient l’agence d’intérim Synergie à Paris. Les grévistes se sont simplement répartis sur d’autres sites. Chaque jour un nouveau site est occupé : on est passé de 30 au début du mouvement à plus de 40 entreprises occupées en région parisienne actuellement.

Les sans-papiers de Vitry, qui ont choisi d’occuper un centre des impôts, veulent souligner la complicité de l’État qui perçoit en toute connaissance de cause impôts et cotisations sociales.

À nous de leur laisser la parole et de mener le combat pour construire la mobilisation unitaire la plus large possible contre une politique indigne. Dans les syndicats, les associations, à gauche, il faut développer le soutien le plus large, faire comprendre que « leur » lutte est notre lutte « à tous ». Notre solidarité de classe sera décisive pour stopper cette politique de la honte.

Paroles de sans-papiers :

Badiaga, Camara, Doukouré, Dramé, Gakou, Kouyaté, Siby, Sylla, délégués des grévistes de la Seni, entreprise du nettoyage au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), syndiqués à la CGT.

Nous, les délégués représentants des grévistes de la Seni, nous revendiquons la régularisation de tous les travailleurs sans papiers, et le plus vite possible. Nous ne sommes pas là pour détruire, nous nous battons pour nos droits. Nous travaillons sans papiers, sans sécu depuis tant d’années… Il est temps ! Nous sommes partis à 180 grévistes la semaine dernière, et nous sommes aujourd’hui 263.

Comment expliquez-vous cet élargissement ?

La lutte est partie de ceux qui sont actuellement sous contrat avec la Seni, mais nous avons parmi nous des camarades qui ont été embauchés par le passé pour des missions courtes. Dans notre piquet de grève, quelques camarades ne sont pas actuellement employés par la Seni. Certains ont été licenciés, parfois depuis cinq ans. Parmi nous quelques-uns sont en cours de régularisation. Les préfectures ne donnent aucune réponse depuis six mois ou plus. Elles bloquent manifestement les dossiers, surtout celles du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis. La direction de la Seni dit avoir envoyé les dossiers et nous montre même des documents censés le prouver. Pourtant, des camarades se présentent en préfecture et s’entendent dire que leur dossier n’a pas été déposé. En fait, la direction et les préfectures nous mènent en bateau. Nous voulons que la direction débloque la situation. En attendant, nous resterons là. Nous sommes déterminés.

Le mouvement revendique une circulaire de régularisation...

Si une circulaire est gagnée, nous voulons qu’elle soit en notre faveur, qu’elle reconnaisse les sans-papiers qui vivent et travaillent ici, payent leurs impôts. Sans discrimination, même ceux qui n’ont travaillé qu’un an. Nous ne sommes pas en grève seulement pour nous. Nous voulons des papiers pour tous les travailleurs, même ceux qui travaillent au noir.

Qu’attendriez-vous de comités de soutien?

Nous attendons qu’ils nous aident à débloquer la situation. En faisant signer les pétitions, en collectant des fonds de solidarité, en participant nombreux à nos manifestations. Parmi nous, certains sont parents d’élèves : nous comptons sur le soutien du RESF, qui peut mobiliser les autres parents d’élèves et les enseignants.

Pourquoi la régularisation est-elle une revendication syndicale ?

Hier, avec la CGT, nous avons créé un syndicat des travailleurs de la Seni, avec ou sans papiers. Nous avons élu nos représentants. La lutte principale, c’est actuellement les papiers. À partir de là, nous voulons mettre en avant le droit au logement, l’augmentation des salaires, la reconnaissance du droit à la retraite, le respect de nos jours de repos, le droit aux congés maladie, la reconnaissance des accidents du travail… Toutes choses que les tôliers refusent aux sans-papiers. Nous voulons que tout le monde puisse vivre dignement dans cette terre des droits de l’homme.

Sadio Dianka a 41ans. Il est venu du Mali en 2000 et travaille dans les travaux publics. C’est avec les papiers d’un de ses cousins qu’il est employé en toute connaissance de sa situation par la Suburbaine, l’entreprise de construction du tramway parisien.

« Dès que le mouvement a été lancé, je m’y suis engagé, et j’irai jusqu’au bout. Depuis que je suis en grève, je n’ai plus peur, et je me bats pour mes droits et mon avenir. La présence des syndicats et des soutiens nous donne du courage. Même si nous sommes expulsés, nous sommes déterminés à occuper ailleurs ! Les patrons ont besoin de nous. Il y en a un qui a appelé cinq sociétés d’intérim sans trouver de main-d’œuvre à embaucher. Mais nous, grévistes, nous refusons de travailler dans la précarité, comme avant. Maintenant, ça suffit, nous voulons être régularisés.

C’est important de créer le contact avec les autres piquets de grève, c’est par l’unité que nous serons plus forts. Il faut également discuter avec nos camarades du ministère de la Régularisation, qui mènent une autre forme de lutte pour la même chose, vivre ici dans le respect et la dignité. Nous devons nous soutenir les uns les autres et nous entraider. »

Mamadou P. a quitté le pays Dogon pour venir en France. Il occupe, avec plus de 2 000 sans-papiers, le local de la CPAM, rue Baudelique à Paris depuis le 17 juillet 2009.

« J’ai exercé plusieurs métiers au Mali, dont instituteur et entraîneur de foot. Ma situation s’étant dégradée, j’ai décidé de tenter ma chance en France. Mais, ici, je n’ai eu droit qu’à des boulots pénibles qui ne correspondaient pas à mes aspirations. Actuellement, je travaille dans le secteur de la restauration pour un patron qui se doute certainement de ma situation. C’est ce qui m’a déterminé à rejoindre la lutte au sein d’un collectif de sans-papiers. À la fin de ma journée, je suis des cours pour passer mon brevet, puis, j’espère, mon bac. Je rentre ensuite au ministère de la Régularisation de tous les sans-papiers. C’est une lutte dure, qui se prolonge, il faut faire des efforts pour tenir le coup. La présence des soutiens est très importante. Je suis solidaire des travailleurs en grève. Nous avons un même but, et je pense que toutes les façons de se battre doivent se rejoindre si nous voulons voir une issue favorable au mouvement. »

Développer des comités de soutien: l’exemple du 19eà Paris

La nouvelle vague de grèves- occupations a provoqué une mobilisation très forte autour des sites en grève du 19earrondissement : la TFN, société de nettoyage et la Suburbaine, qui réalise les travaux du tramway. Les militants des organisations politiques (NPA, Alternative libertaire, Parti de gauche), syndicales (CGT, Solidaires, CNT), associatives (MRAP, LDH) et locales (Quartier solidaire Belleville), investis dans la lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers, se sont regroupés au sein d’un collectif unitaire de soutien. Diffusion de tracts, collage d’affiches, collectes, pétition, lettre aux élus, tous les moyens sont mis en œuvre pour sensibiliser la population du quartier et répondre aux besoins matériels des grévistes.

« C'est par la construction d'un cadre unitaire que nous pourrons amplifier et coordonner la mobilisation, déclare François Charpentier du NPA. Nous regrettons l'absence, sur le terrain, d'autres forces politiques, mais nous tendons vers l'élargissement du collectif, en invitant régulièrement les organisations encore hésitantes à venir nous rejoindre. Nous projetons des initiatives plus importantes en novembre. Les relations avec les grévistes sont très chaleureuses et les soirées se passent souvent autour d'un thé à l'africaine.»

Marie-Au’, d’Alternative libertaire, trouve efficace de s’intégrer dans un réseau de solidarité pré-existant. « Malgré la faible couverture médiatique, les gens du quartier viennent discuter, s'informer ; cela crée du lien et de la visibilité. C'est une lutte très dure : il faut maintenir un comité de soutien large et unitaire. »

 


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Samedi 7 novembre 2009
 
 

                                         Fifi,

Avec élégance et félinité (  je n’ai pas dit féminité !),une pointe de dandysme, beaucoup d’éclectisme, une grosse dose de cynisme ( cynique ta mère ! va …) et beaucoup de choses en «  isme » tu traversas la vie .

Ta vie tu la croquas par les deux bouts, la savouras, la partageas, te la coltinas avec tous ses aléas,

Ses  tracas  , ses fracas, ses frimas, ses combats, ses joies, ses doutes, ses victoires, ses défaites aussi, ses désillusions parfois .

Ta vie, Fifi, tu la fumas, tu l’enfumas de chanvre indien, tu volutas velouté.

Fifi the nicotine king.

Tu avais cette curiosité d’esprit, d’esprit libre de dogmes et de foi, cette abhorration de la crédulité humaine, qui faisait de toi un homme libre, libre aussi d’errer dans le désert de la solitude des peu ou mal compris.

Tu avais aussi  ta dignité , ta fierté ( y compris mal placée )ton quant-à-soi ébourrifé, drapé d’honneur pour te protéger , te protéger des cons, des bien-pensants et des malfaisants qui rôdent…toujours.

Si proches nous étions , des frères , certes, mais des amis sûrement.

Combien de fois nous sortions à la même seconde, le même trait d’esprit, la même saillie, la même connerie, la même vanne foireuse, oiseuse , voire franchement douteuse, comme deux chansonniers qui auraient longuement répété leur numéro de télépathie pour un spectacle d’un casino pour vieilles dames à collier de perles dans une ville thermale d’une province lointaine.

On avait beau le savoir , ça nous épatait toujours…

Au loto de la vie, j’ai perdu gros.

To loose or not to loose…

C’est nous les gars de la loose.

I’ve got the blues

I’ve got the Fifi blues

Goodbye

This is the end

Goodbye brother

Hasta siempre  compañero

Hasta luego mi hermano!              texte :   Pablo FEYFANT




 


Philippe, à 51 ans,a perdu son dernier combat, il s'est battu dignement et avec élégance contre cette terrible maladie qu'est le cancer.
Il nous laisse dans la douleur, sa fille Elsa, notre père Paulo , François son vieil ami et colocataire,sa famille, ses ami(e)s, ses collègues d'Air France.
Philippe milita à la LCR dans les années 80, il était candidat sur notre liste aux dernières élections municipales,il suivait attentivement le développement du jeune NPA et ne manquait aucun meeting de la Ligue  puis du NPA, il manifestait régulièrement avec nous.Il était également militant de la CGT et élu au nom du CE d'Air Fance.

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Vendredi 23 octobre 2009

poleemploi


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Vendredi 23 octobre 2009

Jean Sarkozy contraint de renoncer à la présidence de l'Epad


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