Eurocrates, chapeau la retraite !

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Jalousons les hauts fonctionnaires européens, ces prescripteurs de la rigueur, tant leurs salaires et conditions de retraites sont extravagants.
Bakchich.infoJetons un oeil envieux sur les traitements princiers des hauts fonctionnaires européens, ces prescripteurs de la rigueur.

Le compositeur Iannis Xenakis étant parti au ciel, je ne peux lui téléphoner pour savoir comment on dit « poutre » en grec. Dommage, parce que c’est cette pièce de bois qui occupe l’œil des hauts fonctionnaires européens, ces prescripteurs de la rigueur, tant leurs salaires et conditions de retraites sont extravagants.

Attachez vos ceintures, les chiffres, collectés par la trop discrète association "Sauvegarde retraites", décoiffent.

À Bruxelles, où chacun bénéficie de primes, de mois doubles et d’un régime dérogatoire, notamment en matière fiscale, la crème de la crème, ce sont les 129 plus hauts fonctionnaires, nababs indispensables au si parfait fonctionnement de l’Europe. Ceux-là bénéficient d’une retraite à taux plein au bout de seize années seulement. Alors que leurs cotisations sont versées non par eux mais par la déesse Europe. Un mandat de cinq ans suffit à leur assurer une pension de 5000 euros par mois.

C’est le cas du Français Jacques Barrot, qui nous honore en roupillant à Bruxelles (après son premier mandat, il avait déjà droit à 4728,20 euros de retraite). Au terme de seize années de dur labeur, ces membres du groupe des 129 peuvent espérer entre 12500 et 14000 euros mensuels, en fonction de leur dernier salaire « compensé » à 70%.

Prenons le cas d’un fantôme polyglotte, José Manuel Barroso, président de la Commission. Après les cinq premières années de son exemplaire gestion, et avant de repiquer pour un tour, il pouvait escompter 5 220 euros par mois, une prime de déménagement de 24422 euros (alors que tous les frais sont payés) et un parachute de… 439609 euros. Et pendant trois ans, Barroso percevra entre 40 et 65% de son dernier salaire, qui bat des records avec 29504 euros.

Au casino communautaire, c’est la blonde suédoise Margot Wallström, vice-présidente de la Commission depuis 1999, qui peut envisager le gros lot : 1,89 million d’euros rien qu’en indemnité de départ et golden parachute ! Normal puisque le salaire moyen de cette caste d’élite est de 21269 euros par mois.

Vous êtes chômeur en fin de droits ? Devenez greffier à l’UE, le traitement mensuel y est de 16327 euros.

Si vous êtes plus mariole dans le chiffre que dans l’être, soyez président de la Cour des comptes à 23405 euros.

Si vous êtes ancien taulard, donc frotté au droit, présidez la Cour de justice, au tarif de 26651 euros (si vous avez trois gosses à charge, on vous en donne 2000 de plus).

Et je vous fais grâce des primes et avantages, vous rappelant que ces gentils technocrates ignorent la douleur de l’impôt : le fonctionnaire européen vivant dans une niche, au chaud de laquelle, bien sûr, il conserve tous les avantages acquis dans son propre pays.

Pour le rire final – en attendant la lutte – , rappelons qu’Olivier Ferrand, le gugusse qui préside Terra Nova, la boîte à idées du PS, a longtemps été le choyé collaborateur de Romano Prodi, alors patron de la Commission européenne.

C’est ce même Ferrand qui, aujourd’hui, propose de piquer des sous dans les retraites des Français. Versons-lui une prime de bâillon.

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