Offre de stage au Medef : jusqu'à un an à 500 euros par moisPar François Krug

Publié le

Offre de stage au Medef : jusqu'à un an à 500 euros par mois

Vous habitez dans le Languedoc-Roussillon, vous aimez Internet et vous cherchez un stage ? Ça tombe bien : le Medef local vous propose un stage de webmaster pour une durée de six mois renouvelable, payé 500 euros par mois. Serait-ce un de ces « stages qui ne sont pas des stages » que dénonce aujourd'hui Laurence Parisot ?

Le Medef Languedoc-Roussillon vient d'envoyer son offre à l'université de Montpellier. Au programme de ce stage d'« assistant(e) communication numérique », des missions de « webmaster et community manager » :

  • « Gérer la mise au point de la nouvelle version des sites e-medef de la région »
  • « Rédiger les contenus des sites et assurer la mise à jour des informations »
  • « Développer la communication sur les réseaux sociaux »
  • « Envoi de newsletter »

Outre ces « missions principales », l'offre du Medef évoque des « missions potentielles » :

  • « Assistance à l'organisation d'événementiels »
  • « Réalisation d'enquêtes en ligne : études économiques quantitatives, sondages… »
  • « Assistance à la réalisation de supports de communication : flyers, plaquettes, etc… »

Sur la rémunération, rien à dire : à partir de trois mois de stage, une entreprise doit verser l'équivalent d'un tiers du smic par mois, soit 417 euros actuellement. Cette offre-là est donc un peu plus généreuse : 500 euros par mois, sans compter « une prime de fin de stage » dont on ignore le montant. Contacté à deux reprises depuis mercredi, le Medef Languedoc-Roussillon n'a pas répondu à nos questions.

Qu'est-ce qu'un stage qui n'en est pas un ?

C'est la durée du stage qui peut faire tiquer : six mois renouvelable, ce qui pourrait donc amener à une collaboration d'un an au total. Même avec cette mystérieuse prime, et vu l'étendue des missions envisagées, et l'exigence d'avoir « une première expérience en entreprise », cela fait tout de suite un peu moins généreux.

De quoi, peut-être, fournir un exemple concret à Laurence Parisot. La semaine dernière, le Medef et les syndicats ont en effet ouvert des négociations sur l'emploi des jeunes. Au programme, notamment : les éventuels abus liés aux stages.

Laurence Parisot se dit d'ailleurs « tout à fait opposée aux stages qui ne sont pas des stages ». Il ne reste plus qu'à établir avec les syndicats la définition exacte d'un stage qui n'est pas un stage. Y compris lorsque ces stages sont proposés par le Medef lui-même.

Commenter cet article