La droite néolibérale se sert de la dette pour s’enrichir et enfoncer les peuples Gérard Filoche

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La droite néolibérale se sert de la dette pour s’enrichir et enfoncer les peuples

Des trolls UMP parasitent ce site comme d’autres. On les distingue à la grossièreté de leur vocabulaire et de leur argumentation, toujours biaisée, tordus. Pour se masquer ils attaquent la fausse gauche pour mieux laisser la porte ouverte à la vraie droite. Ils donnent dans le faux « prolo » avec une vulgarité faussement populaire, tenant des propos de comptoir.  Ainsi un certain « Abdala » (sic), (et d’autres qui se nomment ci-dessous « Luc », ou « Neodeus » etc sic) s’en prennent aux Grecs qui « roulent en grosse bagnole  » et aux « socialistes qui dépensent sans rembourser leurs dettes »…  Pas forts, mais quand même, la question de la dette revenant de plus en plus dans le débat,  chiche que ca va durer 10 mois, répondons leur :

1°) Un état n’est pas un ménage. Il ne gère pas comme un ménage. Il peut, il doit dépenser plus qu’il ne gagne, il investit. Les services publics ce n’est pas un coût mais un rapport, même pour les entreprises privées ! Les fonctionnaires, ça ne coûte pas, ça rapporte, même pour les entreprises privées (qui ont besoin elles aussi de gens formés, soignés, qualifiés, stabilisés…). Des prétendus économistes affirment qu’il faut des budgets en équilibre et veulent même le « constitutionnaliser » : ce fut la doctrine d’un certain Salazar, sinistre dictateur portugais, qui appliqua cela pendant 40 ans, de 1934 à 1974 et qui conduisit ainsi son pays à la ruine, en faisant le plus pauvre d’Europe !

 

 

2°) Un état peut et doit battre monnaie lui-même et (devrait) contrôler sa propre banque, il est maître de l’ampleur et du placement de ses investissements et déficits (normalement, quand les dictateurs de la BCE ne veulent pas se substituer aux citoyens). Les USA ont une dette largement supérieure à la nôtre (100 % de leur PIB contre 75 % pour nous). Il y a de bonnes dettes et de mauvaises dettes. Des dettes illégitimes (produit de la spéculation, des taux d’intérêt usuraires, de politiques criminelles, par exemple en Grèce, ils paient encore les dettes de la dictature des colonels entre 1967 et 1974) et des dettes légitimes (pour des grands travaux par exemple, pour lutter contre des pandémies). Pourquoi avoir trouvé 430 milliards en France, à donner aux banques en fin 2008 et ne pas trouver d’argent pour les écoles, les hôpitaux ? Pourtant la santé et l’école ce sont les meilleurs investissements au présent comme à l’avenir !

 

3°) Il y a aussi des emprunts justes et des emprunts injustes : emprunter pour construire des écoles ça rapporte à tous, emprunter pour faire la guerre en Afghanistan ou en Libye, ça coûte négativement à tous. Un seul missile utilisé en Libye coûte 350 000 euros – ce qui rapporte au privé, à Dassault ou Lagardère. La guerre à Kaboul coute 500 millions d’euros par an. « Les grecs n’ont pas roulé dans de trop grosses bagnoles », ce sont les riches grecs qui ont abusé de tout, truqué les chiffres, dépensé en armements, spéculé à tout crin : ils viennent de retirer près des 40 milliards de fonds privés des banques dont la principale partie en un seul jour le 28 mai (placements à l’étranger, dans leurs bas de laine, ou immobilier/foncier)

 

4°) L’essentiel de la dette française est détenu par des Français. Le taux d’épargne en France est le plus élevé du monde, 17,5 points. Les riches se sont enrichis et ne cessent de le faire parce qu’ils détiennent la dette.Chaque Français n’est pas à égalité face à la dette : les journalistes qui disent « chacun de nos enfants qui naît, naît avec 20 000 euros de dettes sur  la tête » sont des charlatans néolibéraux : il y a les enfants de ceux qui détiennent la dette, et les enfants de ceux auxquels Sarkozy demande de la payer, les nôtres.

 

 

5°) En fait la France, au global,  n’est pas endettée, elle a un patrimoine de 7500 milliards d’euros largement supérieur à toutes ses dettes affichées. Mais on ne va pas vendre notre patrimoine, pas comme l’UE/BCE/FMI l’impose aux Grecs n’est-ce pas ? Ni nos services publics ! Imaginez la tête des Français auxquels on demanderait d’abandonner 20 % de leurs salaires, 50 % de leur retraite, de payer une visite au médecin 120 euros, de vendre le Louvre et la Tour Eiffel pour « rembourser la dette » : c’est qui est imposé aux Grecs ! Des néolibéraux allemands leur ont demandé de vendre l’Acropole et des iles ! Pourtant les Grecs travaillent plus et produisent autant en proportion de leur population que les allemands : leur dette de 150 % du PIB résulte d’un tour de passe passe bancaire du gouvernement de droite précédent, que les banksters imposent au gouvernement de gauche de rembourser… Pourquoi se soumettre a pareille règle truquée ? C’est aux banques privées de payer leurs erreurs pas au peuple !

 

 

6°) Sarkozy, depuis 8 ans, a baissé les impôts des riches, vidé ainsi nos caisses et puis il a emprunté aux riches (35 milliards, « le grand emprunt » sic, début 2010) ce qu’il ne leur prélevait plus, ainsi il a creusé la dette par l’emprunt et maintenant il  dit qu’il n’y a plus d’argent pour la santé, les écoles, les services publics, les salaires, etc.. et il nous demande de rembourser aux riches, à un taux usuraire, ce qui leur a été emprunté…  Il a laissé filer les gains énormes des entreprises du CAC 40 qui les donnent en dividendes, et ils vont se perdre dans les ils Caïman et les caves à subprimes (Total : 14 milliards de bénéfices). La « crise » n’est pas venue d’extérieur, c’est la crise du système Sarkozy, il voulait, lui, vraiment, les subprimes, la déréglementation boursière, les prêts hypothécaires, c’est SON système qui a implosé, c’est SA crise.

 

7°) Sous la gauche, sous Jospin, 1998/2001, tous nos budgets étaient excédentaires, tout clignotait au vert, aussi bien le budget de la nation que celui de la protection sociale, de la Sécu que celui des retraites, au point que la droite faisait campagne, à l’époque,  contre le trop-plein en criant  » qu’allez vous faire de la cagnotte publique ? »  Sarkozy, lui, a vidé les caisses publiques, rempli les caisses privées, creusé la dette de façon pharamineuse comme argument pour remplir celles des riches et refuser de répartir les richesses que nous produisons ! L’idée que la gauche creuse les dettes et que la droite remplit les caisses s’est totalement inversée ces 20 dernières années : la droite se sert de la dette pour s’enrichir et enfoncer les peuples (et c’est d’ailleurs pour ça qu’il ne faut pas que la gauche donner priorité à rembourser la dette aux riches quand elle arrive à son tour au pouvoir). .

 

 

8°) Il y a des impôts justes et des impôts injustes. Il faut baisser les impôts injustes, indirects et proportionnels (type TVA, TIPP)  et hausser les impôts justes directs et progressifs, (IR, IS) On peut vite remplir les caisses et baisser la dette légitime. Faire rentrer l’impôt républicain est la clef du recul des déficits voulus par la droite : parce que ce n’est pas la baisse des dépenses publiques qui est la solution ! Les dépenses publiques en France baissent depuis 1996 (en % par rapport au PIB). Ce n’est donc pas parce qu’on dépense trop si on a des déficits et une dette…

 

 

9°) On peut refuser de payer aux taux usuraires la dette illégitime voire ne pas la payer (aux banksters, spéculateurs fraudeurs). On peut aussi les menacer : ouvrir des commissions d’enquête sur leurs placements, leurs détournements, leurs fraudes (Natixis, BNP, etc…). Goldman Sachs vient d’être mis en examen, qu’attendons nous pour menacer les PDG banksters dont nous savons qu’ils ont couru à fond derrière nos subventions publiques lors de la « crise » de 2008 et que maintenant ils gagnent encore plus et spéculent encore plus contre nous ?  La sale politique du FMI sous DSK par exemple, a forcé les Grecs à se serrer la ceinture : alors que la Grèce est le 2° pays au monde en matière d’armement/PIB… le FMI a exigé des coupes sociales, pas des coupes militaires !

 

 

10°) Jamais la France n’a été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées ! Les chômeurs ne sont pas des assistés mais des assurés  :, mais Sarkozy a baissé leur assurance. Le patronat français, c’est des assistés, Sarkozy leur verse 45 milliards d’aides par an sans contrepartie, alors qu’ils licencient à tour de bras, et imposent à  8 millions d’entre nous  de rester en dessous du seuil de la pauvreté,  avec moins de 900 euros par mois…

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