Pour Besancenot, sa condamnation est "une menace" pour les luttes sociales à venir

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 Olivier Besancenot, le 8 avril 2011 à Onnaing, dans le nord de la France.

Olivier Besancenot a décidé de se battre contre le jugement qui l'a condamné, lundi 5 septembre. Avec quatorze autres postiers, il est accusé par des cadres de La Poste de les avoirséquestrés pendant près de deux heures et demie dans le cadre de l'occupation de la direction départementale des Hauts-de-Seine, le 10 mai 2010.

Joint par Le Monde.fr, l'ex-porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste a réagi : "Une grève avec occupation peut être transformée en séquestration, action que nous n'avons absolument pas faite ! C'est un signal politique fort, une menace, envoyé avant les mobilisations sociales de la rentrée et qui est fait pour faire peur."

M. Besancenot a été condamné à 1 500 euros d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour "séquestration". Le tribunal l'a également condamné ainsi que dix de ses collègues à payer 500 euros de dommages et intérêts chacun aux parties civiles et 150 euros pour frais de justice. Les magistrats de la 17e chambre ont en revanche relaxé quatre des prévenus.

CELA "POURRA ÊTRE UTILISÉ PAR LA POSTE POUR NOUS LICENCIER"

A sa sortie du palais de justice, l'ex-porte-parole du NPA, visiblement choqué, a protesté contre les lourdes conséquences pour lui et ses dix camarades : "Cette condamnation sera inscrite à notre casier judiciaire et pourra être utilisée par La Poste pour nous licencier."

Sur le fond, M. Besancenot voit dans ce jugement un grave précédent pour les luttes sociales à venir. L'ancien candidat à la présidentielle a donc décidé de faire appel de la décision. Son avocat, Me Antoine Comte, a ainsi déploré "une décision incompréhensible" dans "un dossier où il n'y a absolument aucune preuve".

Sylvia Zappi

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