Fête de l’Humanité 2011 : un rendez-vous à ne pas manquer !

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Comme chaque année, le NPA participera au plus important forum de la gauche populaire que constitue la Fête de l’Humanité. Les nombreux débats programmés pendant ces trois jours donneront l’opportunité aux militantEs anticapitalistes de porter l’urgence d’un réel débouché politique à la crise sans précédent qui touche le système capitaliste.

En moins d’un an, le monde a considérablement changé. Les chutes des dictatures en Tunisie et en Égypte ont ouvert la voie à un cataclysme dans l’ensemble des pays du monde arabe… et bien au-delà. Sans elles, nous n’aurions pas connu l’incroyable mouvement populaire syrien qui, malgré la répression sanglante, pousse inexorablement le despote de Damas vers la porte. Sans elles, nous n’aurions pas connu les mouvements des indignés. Car c’est bien au Caire et à Tunis que les activistes de la Puerta del Sol et de la place Syntagma ont puisé leur inspiration et inventé de nouvelles formes d’expression démocratiques, massives, préfigurant ce que pourraient être les formes d’un réel contre-pouvoir populaire.

Mais en France aussi en un an la situation a changé. Le formidable mouvement sur les retraites a montré l’ampleur du rejet des politiques d’austérité et de remise en cause des acquis sociaux. La multiplication des actions interprofessionnelles a démontré un potentiel de ce que pourrait être la construction d’un mouvement de grève prolongée, organisé par en bas. C’est de cela que le mouvement social a besoin, ici et maintenant, pour stopper la casse des services publics, refuser de payer la crise, imposer l’annulation de la dette et proposer une vraie alternative au capitalisme.

L’atermoiement des directions syndicales ne proposant qu’une sempiternelle « journée d’action » sans lendemain ne va évidemment pas dans ce sens. Ce serait pourtant une grave erreur dans la situation politique et sociale mouvante que nous connaissons de ne pas se saisir de l’appel lancé par les confédérations pour préparer une vraie riposte populaire aux attaques de la droite. La colère des salariés, des sans-emplois, des sans-voix, des habitants des quartier populaires est profonde et ne demande qu’à s’exprimer, s’organiser. Les équipes syndicales, les militantEs des unions locales, les associations de quartier, les grévistes de l’automne 2010 sont les seuls à pouvoir donner corps à un mouvement social d’ampleur.

À cette fête, il sera aussi question, bien sûr, de l’élection présidentielle de mai 2012 et les militantEs du NPA n’esquiveront pas le débat. N’avons-nous pas à apprendre, là encore, des révolutions arabes et de l’urgence démocratique qu’elles expriment ? Alors que le système capitaliste craque de tous côtés, les institutions de la ve République et son système présidentiel monarchique représentent-elles aujourd’hui vraiment la population ? L’élection d’un homme ou d’une femme providentielLE est-elle la question centrale que doit se poser le mouvement social ? Comme en Tunisie ou en Égypte, n’y a-t-il pas là aussi urgence à remettre en cause ces institutions par l’élection d’une Assemblée constituante représentant vraiment la société ? Ces questions, et bien d’autres (quel programme, quelles alliances…) seront au cœur des débats.

Alain Pojolat

Au programme du stand du NPA (rue Pablo-Picasso) :

Samedi 17 septembre
- 12 heures : « En France comme dans le reste du monde, jeunesse sans futur, jeunesse révoltée... Quelle riposte face à l'austérité ? » Avec des représentantEs du secteur jeunes d'Alternative Libertaire et du Front de Gauche, les JC, le MJS, les Jeunes Verts et le secteur jeunes du NPA.

- 16 heures : « L'autre campagne : le monde craque, les peuples grondent... Quelles ripostes, quelles réponses ? »

Avec François Chesnais (économiste militant, auteur des Dettes illégitimes), Christine Poupin et Vanina Giudicelli (membres de la direction du NPA).

Dimanche 18 septembre

- 12 heures : « Racisme, fascisme, violences policières : le temps de la contre-offensive ».
Avec Saïd Bouamama (sociologue militant, auteur des Discriminations racistes : une arme de division massive), Olivier Lecour Grandmaison (initiateur de la campagne « D'ailleurs nous sommes d'ici » et auteur de La République impériale : politique et racisme d'État), Maurice Rajfus (historien, militant et auteur de Portrait physique et mental du policier ordinaire, sous réserve) et Omar Slaouti (NPA).

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