La Grande Récession a détruit 13 millions d’emplois, les banquiers se gavent.

Publié le

Le rapport sur l’emploi publié hier par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est accablant. Eclatée aux Etats-Unis début août 2007 sous la forme d’une crise des prêts hypothécaires, la « Grande Récession » de l’après-guerre, selon les propres termes des économistes du château de la Muette, a détruit plus de 13 millions d’emplois dans la zone représentée par l’Organisation.

Quelque 13 millions d’emplois qui manquent toujours au rendez-vous. Chiffrés à un peu plus de 44 millions fin juin 2011, le nombre de chômeurs répertoriés est presque aussi élevé qu’au pire moment de la crise, en octobre 2009.

Cette triste vérité se lit aussi dans le taux de chômage : 8,2 % de la population active des pays de l’OCDE en juillet de cette année, 8,8 % en octobre 2009, le mois où a été enregistré le pic du taux de chômage depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (tous les chiffres sur le site de l’OCDE).

http://www.oecd.org/document/21/0,3...

Certes, tempère Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE, les destructions d’emplois n’ont pas frappé avec la même intensité les différents pays qui adhèrent à l’Organisation. L’Allemagne fait mieux qu’avant la « Grande Récession » de 2008-2009. L’Australie, le Japon, la Corée du Sud et les Pays-Bas se sont employés avec succès pendant la crise à contenir la hausse des sans-emploi.

D’autres, à l’instar de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne, quatre pays aux prises avec une crise des finances publiques, ont vu leurs taux de chômage respectifs grimper jusqu’à deux chiffres. Sans compter les Etats-Unis, où le taux de chômage, à 9 %, a plus que doublé relativement à son niveau d’avant la crise.

« Le fait que certains pays aient traversé relativement bien la tempête sur le marché du travail, souligne Angel Gurria, n’est pas un coup de chance. » Il reflète au contraire à la fois l’efficacité des politiques de l’emploi qu’ils ont adoptées et la rapidité de leur mise en oeuvre en plein milieu de la récession. Mais, à l’échelle globale, le compte n’y est pas. Angel Gurria appelle les pays de l’OCDE à placer la question du chômage et de l’accès à l’emploi « en tête de leur agenda politique ».

Il indique que les réunions des ministres de l’Emploi et du Travail du G20 qui se tiendront les 26 et 27 septembre à Paris seront une « grande occasion » pour discuter de ces sujets. Il est d’autant plus urgent que les gouvernements des 20 pays les plus puissants de la planète s’attaquent ensemble et sans tarder au problème.

Le risque le plus sérieux, martèle l’OCDE, est que la menace du chômage s’enracine aussi dans les sociétés les plus développées. « L’un des éléments les plus préoccupants est la montée en flèche, dans certains pays, du nombre de personnes qui sont privées d’emploi depuis un an ou plus », explique le secrétaire général de l’organisation.

Cette véritable gangrène de la cohésion sociale était déjà connue avant la crise dans des pays comme la France et l’Allemagne, où 4 chômeurs sur 10 appartenaient à cette catégorie. Mais ce phénomène était inconnu en Espagne et au Royaume-Uni par exemple, ou encore aux Etats-Unis où, à l’époque, les chômeurs de longue durée ne représentaient que 10 % du total des sans-emploi.

Maintenant, la situation a changé. Outre-Atlantique, plus d’un chômeur sur trois est sorti du marché du travail depuis un an au moins. En Espagne, ce sont 40 % des chômeurs qui vivent cette condition pénible. Parmi les économies les plus développées, seule l’Allemagne est parvenue à réduire l’incidence des chômeurs de longue durée sur la totalité des sans-emploi.

L’Organisation prône ainsi la mise en oeuvre de politiques qui stimulent les créations d’emplois. A l’image de celle que l’administration Obama vient d’annoncer, déclare Angel Gurria. Il est cependant « essentiel », ajoute-t-il, que ces politiques s’appliquent aux demandeurs d’emploi effectifs. Et aussi que leur coût ne perturbe pas la discipline budgétaire.

http://www.lesechos.fr/economie-pol...

En 2010, combien d’euros ont gagné les banquiers français ?

Frédéric Oudéa (Société Générale) a gagné 4 350 000 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

Baudouin Prot (BNP Paribas) a gagné 2 713 015 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

Laurent Mignon (Natixis) a gagné 2 007 784 euros.

Pierre Mariani (Dexia) a gagné 1 809 411 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

Jean-Paul Chifflet (Crédit Agricole) a gagné 1 805 731 euros.

François Pérol (Banque Populaire - Caisse d’Epargne) a gagné 1 606 000 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

Michel Pébereau (BNP Paribas) a gagné 1 411 284 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

Michel Lucas (Crédit Mutuel) a gagné 1 113 195 euros.

Patrick Werner (La Banque Postale) a gagné 710 712 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

Etienne Pflimlin (Crédit Mutuel) a gagné 630 141 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

Jean-Marie Sander (Crédit Agricole) a gagné 359 031 euros.

http://www.lesechos.fr/diaporamas/v...


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article